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    September 27

    Chant d'automne

     
     

     

     


    Pour Baudelaire , l'automne est la saison du spleen, qui accable le poéte .

    Il éprouve alors l'oppression épouvantable de l'ennui , le sentiment du

    désespoir , et l'angoisse devant la mort .

     

    CHANT D'AUTOMNE .

     

    Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;

    Adieu , vive clarté de nos étés trop courts !

    J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres

    Le bois retentissant sur le pavé des cours .

     

    Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère ,

    Haine , frissons ,horreur , labeur dur et forcé ,

    Et , comme le soleil dans son enfer polaire ,

    Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé .

     

    J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;

    L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd .

    Mon esprit est pareil à la tour qui succombe

    Sous les coups du bélier infatigable et lourd .

     

    Il me semble , bercé par ce choc monotone ,

    Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part .

    Pour qui ?-C'était hier l'été ; voici l'automne !

    Ce bruit mystérieux sonne comme un départ .

     

    Charles Baudelaire ,( les fleurs du mal ), 1857 . 


     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    chrysstalle

     

    September 22

    L'enfance innocente

     

     
                                                   
     

                                                       
                          

                                                 

     

     

    September 19

    Pluie d'automne

     

    ORAGE

    Au sein de la naissante aurore

    Alors que l'oiseau engourdi

    Ne vocalise pas encore ,

    Un coup de tonnerre assourdi

    Résonne dans la maison vide .

    Un éclair a flambé soudain

    Embrasement du ciel livide

    Ruissellement d'or au jardin

    L'orage à prèsent se rapproche

    La pluie crépite sur le toit .

    Et dans la forêt toute proche

    La mésange reste sans voix

    Le liévre se terre en son gîte

    L'écureuil s'éveille en sursaut ,

    Giflé par le vent qui agite

    Les branches vives du bouleau

    Le vent fou qui hurle sa peine ,

    Epoux trop fugueux de la pluie

    Qui tourbillonne et se déchaîne

    Frappant la rose à l'agonie .

    Puis tout à coup le grand silence

    Un merle sur l'herbe du pré ,

    Les nuages gris en partance ,

    Le soleil à l'Est empourpré

    Le meilleur , le pire en partage

    C'est l'image de notre vie .

    Que de tempêtes ,que d'orages !

    Mais que de douces embellies !

    Jeanne Mignard .